• Comment gérer son stress pour éviter le mal de dos ?

« Il faut tourner le dos au stress… pour ne plus en souffrir… »

« Le stress et le mal de dos… »


Qu’est-ce que le stress ?

Le stress est l’ensemble des facteurs d'agressions physiologiques, pathologiques et psychologiques, qui nécessitent une réponse adaptée de l’organisme pour en assurer sa survie dans les meilleures conditions».

Cette réponse physiologique (normale) au départ, peut devenir pathologique lorsque le système d'adaptation est « débordé ». On passe d’un stress « bénéfique » à l’organisme (le stimulant), à un stress « pathologique » (il se laisse déborder) entraînant des effets délétères sur lui. Le seuil d'épuisement de cette adaptation est variable d'une personne à une autre, chacun étant chargé de sa propre histoire, et quand il est dépassé, l’organisme « entre en lésion ». Pour le dos il développe des contractures et des douleurs de plus en plus importantes, devenant obsédant.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Analysons les phénomènes, tout en restant délibérément sur un plan strictement somatique sans rentrer dans les arcanes de la psychologie comportementale…

La réaction d'adaptation au stress est destinée à assurer la survie de l'organisme en maintenant un équilibre intérieur.

Pour ce faire, il met en route des moyens de défense complexes associant le système immunitaire, le système endocrinien par l'action des hormones, le système immunitaire (les défenses), le corps tout entier et le psychisme. L'augmentation des sollicitations nocives entraîne progressivement une diminution des réserves énergétiques avec une sensation de fatigue, et à la longue d'épuisement. Une « hypersollicitation » de tous ces systèmes provoque un dérèglement à l'origine de différents troubles touchant tous les systèmes, dont une apparition, voire une exacerbation des douleurs du dos.

Concrètement, le stress se projette sur le dos et le bon sens commun l’a bien compris tout de suite par l’utilisation fréquente de l’expression populaire « en avoir plein le dos… » expression qui signifie à la fois le mal de dos et la lassitude. Cette localisation au dos n’est pas exclusive, chez la femme on retrouve ce genre de « projection » dans les « maux de ventre » liés au stress

Quelle est l'action du stress sur les muscles du dos ?

La réaction liée au stress augmente le tonus musculaire. C'est l'hypertonie musculaire, qui, bénéfique au départ (elle permet d'affronter le danger par la fuite), devient douloureuse en l'absence de temps physiologique de repos. On observe peu à peu un épuisement musculaire progressif et une accumulation locale de déchets acides. Cette hypertonie n'est pas ou peu calmée par le repos nocturne, car il persiste un souvenir inconscient de la situation stressante pendant le sommeil et les contractures se renforcent. Parallèlement, les nerfs sortant entre les vertèbres peuvent être plus ou moins « coincés » dans leur trajet par la contraction réactionnelle trop importante des muscles du dos (les contractures), provoquant des irradiations douloureuses. À partir de ce moment-là, entrent en jeu tous les mécanismes de la douleur et l’entrée dans un cercle vicieux majorant les phénomènes constatés.

Quelles sont les conséquences sur la circulation sanguine locale ?

Normalement, la circulation sanguine doit apporter l'énergie nécessaire à la contraction musculaire, mais elle doit aussi évacuer les déchets métaboliques acides fabriqués par cette contraction devenue permanente.

En période de stress, la pression artérielle est augmentée au niveau des muscles du corps, mais ici, l'irrigation des tendons et ligaments est diminuée par la compression, des corps musculaires du voisinage du dos, exercée sur les vaisseaux qui les irriguent. Dans ce contexte, le phénomène est maximum au niveau de la colonne vertébrale. Quand le système est « débordé », l'apport énergétique et l'évacuation des déchets sont insuffisants, provoquant une augmentation des contractures et une exacerbation des douleurs.

Une situation de stress peut donc entraîner des douleurs au niveau du dos, parfois très invalidantes, alors que les examens complémentaires sont quasi normaux.

La gestion du stress pour diminuer cette douleur est une étape indispensable. Mais comment gérer son stress ? Il existe des moyens simples de traitement pour lutter contre les effets douloureux du stress au niveau du dos et sur les problèmes provoqués:

  • Mieux respirer par l’éducation au contrôle actif respiratoire avec l’apprentissage par un kinésithérapeute.
  • Boire régulièrement et abondamment (de l'eau) pour faciliter l'évacuation des déchets métaboliques des muscles en contracture permanente. L'eau de Vichy Célestins a prouvé scientifiquement son action sur la neutralisation de l'acide lactique produite par le muscle ce qui permet notamment une meilleure récupération musculaire chez le sportif.
  • S'accorder des moments de relaxation après avoir été formé à la technique (yoga par exemple).
  • Bouger (la marche quotidienne), s'étirer (par l’apprentissage des postures de la gym douce), lutter contre « l'immobilité » en général. En effet, il s'agit de ne pas développer de « kinésiophobie », qui est la crainte de mobiliser ses articulations par peur de la douleur.
  • Traiter un possible syndrome dépressif débutant qui n’est pas forcément la cause du problème, mais le plus souvent sa conséquence, le dos en souffrant en permanence entraîne la dépression… La présence de lithium dans l'eau de Vichy Célestins contribue également à une action apaisante en minimisant le stress et l'anxiété.
  • Et bien sûr parallèlement à tout cela, prendre en charge ce dos par la kinésithérapie avec le massage décontracturant et relaxant avec chaleur, associé à l’éducation posturale correcte.

Le traitement du dos comme n’importe quel traitement doit traiter les symptômes (ici les douleurs du dos), mais il doit éliminer aussi toutes les causes au rang desquelles pour la colonne vertébrale le stress reste un facteur important auto-aggravant dans une sorte de spirale vicieuse la pathologie…

 « Le stress et le dos… un couple infernal… »

Serge Gay

Serge Gay

1 octobre 2012

Lettres d'information